| Le problème universitaire français [en date du 26 mai 2009] |
|
|
| Écrit par Françoise CHALOT-PRAT |
| Dimanche, 28 Juin 2009 11:10 |
|
Page 1 sur 4 Nous proposons la synthèse de plusieurs points de vue (voir bibliographie) sur la question universitaire, points de vue que nous jugeons intéressants. Seul, le texte de Méla se présente comme un rappel historique soulignant que l'on retrouve, à l'occasion de chaque grande crise universitaire, la même « dramaturgie » d'une université déclarée en « grand danger de mort », d'un Etat appelé à la rescousse pour la sauver puis critiqué dans les propositions qu'il avance.. Les autres textes prennent position sur divers aspects de la crise. Les fautes de méthode du gouvernement
Selon Lichtenberger, le premier détonateur concerne la réforme de la Formation des Maîtres, où Darcos a transmis à Pécresse le dossier de mastérisation en occultant la question fondamentale de la 1ère année salariée de l'enseignant stagiaire avec formation en alternance (classe en responsabilité en collège ou lycée et formation pédagogique à l'IUFM); Selon Friedberg, le gouvernement a commis une faute majeure : la question de la réforme du statut des enseignants du supérieur n'est pas une question à régler par décret. Une approche différente et plus prudente aurait consisté à mettre le milieu, de fait très différencié, des enseignants du supérieur dans l'obligation d'une part de reconnaître l'existence d'un problème d'évaluation et de gestion des carrières et d'autre part de le mettre en demeure de proposer des solutions. Friedberg et Lichtenberger s'accordent pour dire que Sarkozy a tenu à ce propos un discours que les chercheurs ont jugé insultant. On ne conduit pas le changement en insultant les premiers intéressés qui devront porter le changement. Ce fut le 3ème détonateur, le plus puissant.
Le sens des mouvements dans le SupérieurBeaud et al soulignent que l'Université française (Facultés + formellement IUT) n'est pas seulement en crise mais pour nombre de ses composantes à l'agonie. Le problème, exclusivement français, est que l'Université (ss) n'est pas tout l'enseignement supérieur. Le secteur « Classes préparatoires+BTS+Ecoles de tous types et tous niveaux, publiques ou privées» recrutent et ce de plus en plus. Hors «Grandes Ecoles », ce secteur n'a pas vocation à développer la recherche et donc à créer de la connaissance. C'est dans les Universités qu'on trouve la grande majorité des chercheurs et des professionnels de la pensée. Pourtant elles recrutent de moins en moins d'étudiants et rarement les meilleurs. Ainsi, cas unique au monde, notre Université est devenue le maillon faible de l'enseignement supérieur ! Le déclin matériel, financier et moral est bien trop avancé pour que l'on puisse se borner à repousser les réformes proposées. Pour Gauchet, le mouvement actuel dans le Supérieur illustre la crise actuelle de la connaissance en France:
Enfin, la source du malaise est également bien en amont, dans la massification qui s'est faite sous le signe de la compression des coûts et a entraîné la paupérisation de l'Université, et en contrepartie le développement soutenu d'un système élitiste ultra-doté financièrement:
|
Dernières publications
- Résister doit toujours se conjuguer au présent !
- "Les jours heureux" - Programme du Conseil National de la Résistance
- Sécurité sanitaire - premier entretien
- Vive l’indigène Stéphane Hessel !
- Enquête Vieillissement - L’approche syndicale de la CGT - Entretien avec André Louis
- Enquête Vieillissement : l'approche gérontologique - Jean-Michel Caudron
- Qu’est-ce que le sarkozysme ?
- Une politique de sécurité honteuse et inefficace
- Enquête vieillissement
- LIBERTÉ, ils ont oublié ton nom !
- La démocratie participative dans le Grenelle 1
- Développement humain et lutte contre la pauvreté






