| Transformer à gauche |
|
|
| Écrit par Noël NEL | ||||||||
| Dimanche, 09 Mai 2010 19:35 | ||||||||
Page 1 sur 6 Le livre de référence
Clémentine Autain, Transformer à gauche, Seuil, octobre 2009. Clémentine Autain est une des figures de ce que l’on nomme l’autre gauche, où elle milite depuis 12 ans.Elle a appartenu à Alternative citoyenne, au Réseau pour une Alternative progressiste, désireuse de « mêler le rouge et le vert » (p. 136). Elle milite : dans Les Collectifs antilibéraux hier et actuellement dans la Fédération pour une alternative sociale et écologique, qui regroupe les Alternatifs, l’Association des communistes unitaires, les Collectifs antilibéraux, des écologistes radicaux. Il s’agit de collectifs issus du communiste rénovateur Pierre Juquin en 1988 ou par la suite, du refondateur communiste Patrick Braouzec. Elle a été élue conseillère de Paris en 2001 sur une liste d’union de la gauche où elle était tête de liste du 17ème arrondissement. Elle déclare avoir beaucoup appris sur les difficultés à transformer et les marges de manœuvre possibles, et ne s’est pas représentée, tout en s’installant à Montreuil. Elle dirige le mensuel Regards, est membre de la Fondation Copernic et chroniqueuse à France Culture. Le livre qu’elle nous propose concerne le problème central de la gauche : transformer la société. Il se réclame de « la pensée intellectuelle critique, de la force de l’écologie et du féminisme » (p. 10) qu’il faut articuler à une vision globale de l’alternative, aux expériences des associations et mouvements sociaux, à « l’idée révolutionnaire de souveraineté du peuple » (p. 10). Il tourne autour de 4 mots : politiser, rompre, innover, fédérer. Le propos est ambitieux : « dégager un nouvel horizon politique, une autre perspective » (p. 8); ce qui suppose un refus, « le règne de l’argent, de la concurrence, de la propriété privée, du gaspillage et de l’individualisme » (p. 8) ; et ce qui suppose une visée, « un projet de transformation sociale et écologique, ancré dans le 21ème siècle » (p.9). Mais cette visée est toujours passée historiquement par deux choix : « la rupture ou l’accompagnement plus ou moins social de l’existant » (p. 9). L’auteure repousse « les recettes épuisées de la gauche des années 1970 » (p. 10) qui relèvent du second choix, elle opte pour la rupture, « le renouvellement radical » qui est selon elle l’idéal de l’autre gauche, aujourd’hui éparpillée. Cet idéal est « une méthode, un vecteur pour dégager une conception partagée de l’avenir » (p. 9). Nous centrerons notre reformulation sur les propositions que l’auteure avance concernant l’autre gauche, délaissant la condamnation qui est faite de la droite et du capitalisme.
|
||||||||
| Mise à jour le Dimanche, 09 Mai 2010 19:53 |
Dernières publications
- Résister doit toujours se conjuguer au présent !
- "Les jours heureux" - Programme du Conseil National de la Résistance
- Sécurité sanitaire - premier entretien
- Vive l’indigène Stéphane Hessel !
- Enquête Vieillissement - L’approche syndicale de la CGT - Entretien avec André Louis
- Enquête Vieillissement : l'approche gérontologique - Jean-Michel Caudron
- Qu’est-ce que le sarkozysme ?
- Une politique de sécurité honteuse et inefficace
- Enquête vieillissement
- LIBERTÉ, ils ont oublié ton nom !
- La démocratie participative dans le Grenelle 1
- Développement humain et lutte contre la pauvreté






