| Positions de Ségolène et Bertrand (juin 2008) |
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| Écrit par Noël NEL | ||||||
| Dimanche, 19 Octobre 2008 23:57 | ||||||
Page 1 sur 4 Cette fiche compare les positions exprimées par Ségolène Royal et Bertrand Delanoé dans leurs livres parus à 6 mois de distance, en novembre 2007 (Ségolène) et mai 2008 (Bertrand) : Ségolène Royal, Ma plus belle histoire, c'est vous, Grasset, nov. 2007, 335 pages. Bertrand Delanoé, De l'audace !, Robert Laffont, mai 2008, 290 pages. Les 2 livres diffèrent par leur genre : celui de Ségolène est un témoignage personnel sur son expérience de candidate battue à la Présidentielle et ce témoignage est sorti 6 mois avant celui de Bertrand ; celui de Bertrand est une interview menée par Laurent Joffrin. Le premier livre est un commentaire personnel d'expérience passée, le second est une réflexion sur l'avenir du PS, tout en ménageant une dimension autobiographique.
L'analyse proposée met l'accent sur la comparaison de ce qui est exprimé. Certains sujets sont communs aux 2 ouvrages. D'autres sont spécifiques à Bertrand ou Ségolène.
1. Positions sur des thèmes communs 11. L'appareil politique PS Bertrand critique l'absence de travail intellectuel au PS :
Bertrand ne remet jamais en cause le fonctionnement interne du parti dans lequel il milite depuis plus de 30 ans.
Ségolène critique aussi, mais peu, cette absence de travail intellectuel :
Le livre de Ségolène dénonce surtout chez les socialistes le fonctionnement interne du parti: « le jeu cruel des entourages respectifs », « l'amertume des éléphants », les « règlements de comptes violents » après la Présidentielle, « l'appareil socialiste, ce parti d'en haut », la « consternante propension de certains socialistes à hurler avec les loups ». Toutes ces déclarations concernent ce que certains socialistes lui ont fait subir lors de la Présidentielle.
12. Le rôle des médias Ségolène fait une critique approfondie des médias. Certaines de ses remarques dénoncent la connivence des médias avec Sarkozy, leur sensibilité sélective aux « bourdes » de l'une plutôt qu'à celles de l'autre, leur permanente inégalité de traitement, leur manière complaisante d'accepter les pressions de Sarkozy, leur refus de retransmettre le débat Bayrou-Royal (TF1, France 2 et 3, LCI, Public Sénat, LCP, France Inter). Elle affirme qu'un seuil a été franchi, qu'il existe un « système Sarkozy » comprenant notamment la quasi totalité des propriétaires des grands groupes de communication (un « influent réseau », une « task force »), lesquels sont en même temps les propriétaires de grands empires industriels et financiers. C'est un « capitalisme de connivence » qui manifeste « la prééminence, flagrante en France du pouvoir des actionnaires sur l'indépendance éditoriale ». « Comment ne pas s'interroger sur un aussi parfait verrouillage politique du système audiovisuel français ? » (p. 168). Ces critiques fortes de Ségolène prolongent celles que fit Jospin sur les médias ( dans son livre Ce que je crois).
Bertrand critique aussi les médias en termes très généraux. Il avoue : « Je suis surtout inquiet pour la démocratie et c'est vrai que les médias ont leur part dans les maux qui la fragilisent » (p 143). Il parle de « responsabilité politique directe » des médias dans le traitement de l'information : leur manière de s'emballer sur certains sujets spectaculaires et de l'oublier très vite, de privilégier la vie privée, de négliger les dossiers de fond. Il affirme aussi que certains groupes de médias « contrôlent une grande partie de l'accès à l'information et à la culture » (p 148). Mais il ne s'étend guère sur le sujet.
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| Mise à jour le Vendredi, 08 Mai 2009 22:14 |
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